
QUEUES DE CERISES ET TARTES A LA FOURCHETTE
5 heures et demie du matin. les conventions veulent que ce soit le matin, mais ça ressemble encore beaucoup à la nuit. j'entends le sifflement du silence, un acouphène infecté. le ciel est encore noir, noir, noir, sans un seul craquement, une petite déchirure à l'horizon, rien. on se paie notre tête. non seulement le petit matin n'a rien d'un matin mais en plus la nuit de noël n'a rien de magique. que peut-on réellement croire dans ce monde?
on croit bien ce que l'on veut. ce que l'on a envie de considérer comme étant vrai. le reste n'a que peu d'importance. j'aimerais me dire l'inverse pour me rassurer mais j'ai découvert que toutes nos convictions sont relatives; on rencontre toujours un jour ou l'autre quelqu'un qui ne comprends pas. j'ai vu des gens tellement proches de moi qui ne comprenaient rien à ma vie que j'ai voulu hurler en pleine nuit comme un animal blessé, blessé dans son orgueil et son amour-propre, surtout. j'ai vu des gens tellement proches de moi bafouer tout mes principes avec une facilité déconcertante comme s'il s'agissait de babioles; considérer les choses les plus chères à mon cœur comme des passe-temps sans intérêt, tellement que j'en ai eu les larmes aux yeux. mais je me suis résignée; certaines gens ne comprendront jamais, il me faut les laisser en paix et ne pas les blâmer de leur ignorance. j'ignore aussi beaucoup de choses mais j'évite seulement d'en parler.
j'aimerais qu'ils comprennent ma vérité alors qu'ils ne peuvent seulement qu'accepter. le premier serait demander la lune alors que le deuxième n'est que reconnaître qu'elle existe.
ce n'est pas suffisant.
5 heures et demie du matin. les conventions veulent que ce soit le matin, mais ça ressemble encore beaucoup à la nuit. j'entends le sifflement du silence, un acouphène infecté. le ciel est encore noir, noir, noir, sans un seul craquement, une petite déchirure à l'horizon, rien. on se paie notre tête. non seulement le petit matin n'a rien d'un matin mais en plus la nuit de noël n'a rien de magique. que peut-on réellement croire dans ce monde?
on croit bien ce que l'on veut. ce que l'on a envie de considérer comme étant vrai. le reste n'a que peu d'importance. j'aimerais me dire l'inverse pour me rassurer mais j'ai découvert que toutes nos convictions sont relatives; on rencontre toujours un jour ou l'autre quelqu'un qui ne comprends pas. j'ai vu des gens tellement proches de moi qui ne comprenaient rien à ma vie que j'ai voulu hurler en pleine nuit comme un animal blessé, blessé dans son orgueil et son amour-propre, surtout. j'ai vu des gens tellement proches de moi bafouer tout mes principes avec une facilité déconcertante comme s'il s'agissait de babioles; considérer les choses les plus chères à mon cœur comme des passe-temps sans intérêt, tellement que j'en ai eu les larmes aux yeux. mais je me suis résignée; certaines gens ne comprendront jamais, il me faut les laisser en paix et ne pas les blâmer de leur ignorance. j'ignore aussi beaucoup de choses mais j'évite seulement d'en parler.
j'aimerais qu'ils comprennent ma vérité alors qu'ils ne peuvent seulement qu'accepter. le premier serait demander la lune alors que le deuxième n'est que reconnaître qu'elle existe.
ce n'est pas suffisant.
la lune brille dans la nuit sans nuage, luit sur la neige comme dans une nuit d'hiver comme les autres. non, il n'y a vraiment rien de magique. nous avons tous passé l'âge de croire à la magie. les blagues fusent autour de la table comme les ustensiles grattent sur les couverts mais la bonne viande et la bonne compagnie ne rachètent pas les étincelles dans l'air qui ont disparues. les bouteilles de vin ne compenseront pas les collants qui grattent, les robes pleines de froufrous, la crèche et les jésus, marie, joseph et les rois mages de porcelaine dans leurs robes ternies par l'usage et les années, ces figurines qui semblent avoir survécues aux grandes guerres et aux gestes maladroits des enfants. il reste les souvenirs; il reste les rires, les anecdotes, les cadeaux sous le sapin et les rubans dorés, le gâteau froid, le sucre qui colle, les bas de laine, le four qui chauffe...
il reste la famille, le cipaille, les pâtés à la viande, les assiettes avec le pourtour doré, le thé, les sourires...
il reste la famille, le cipaille, les pâtés à la viande, les assiettes avec le pourtour doré, le thé, les sourires...
il reste les nœuds dans les queues de cerises et les tartes à la fourchette.
c'est quand même l'essentiel.
2 commentaires:
accepter la vérité des autre sans la comprendre est encore plus joli à mes yeux. on peut ne pas adhérer, mais accepter les choses malgré les différences qu'ils existent entre les gens, c'est une des plus belles preuves d'amour qui soit je crois.
juste que c'est beau. :)
(très bonne année marie)
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