dimanche 14 septembre 2008


je sais que tu l'aimes. je sais que tu sais que tu l'aimes. je sais que tu sais que tu crois l'aimer. saisis-tu bien la différence? je sais que tu sais que tu souffres. c'est encore à propos de thomas. ne dis rien, ça crèves les yeux. tu le vois dans ta soupe, même si tu dis l'inverse. j'avoue que je comprends bien pourquoi. on dirait qu'il existe pour nous faire fondre le coeur comme de la cire. pour qu'il coule et nous ramolisse la cuirasse, qu'il coule et efface toutes les prétentions. et tout à coup, on se retrouve une groupie bas de gamme, avec le débit rapide et la pose langoureuse. je t'ai bien vue danser avec lui, c'était un peu pitoyable mais d'une certaine façon, j'admirais assez ton audace. tu n'es pas la plus jolie fille de la terre, mais tu sais bien ce que tu veux, il as dû le voir au fond de tes yeux, je suis sûre qu'il a un flair pour ces choses là. c'est pas tellement compliqué, en réalité, d'allumer un mec comme ça. je ne sais pas trop ce qu'il t'as dit, sûrement une belle fable de beau garçon sur la route, sans attaches ni bagages. voyageur mystérieux, nomade, campant dans un bus de tournée crade. ça contrastait un peu avec ses pompes de luxe mais tu n'as pas dû t'en rendre compte. je sais que c'était charmant, le coup de "la musique est plus importante que tout", dans ton coeur ça faisait écho à "l'art est plus important que tout", mais c'était pour te faire croire qu'à montréal, il n'y a pas de belle blonde qui dort dans son lit. et tu me dirais marie, laisse tomber les clichés une seconde, tu ne sais rien. soit. mais je sais qu'il existe des gens pour faire vivre les clichés. je sais qu'il existe des garçons qui font tomber les filles comme toi avec une haleine de bière et une cigarette sur l'oreille. je sais qu'il est partit, et qu'il ne t'écrit pas. je ne veux pas te ramasser à la petite cuillière, alors s'il-te-plaît, oublies-le. ça vaut mieux.


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