
DIALOGUES INTÉRIEURS SEMI EXTERIORISÉS PAR H.
"tu sais, tu devrais simplement arrêter de te prendre la tête avec ça... c'est prouvé, quand on veux vraiment quelque chose, rien n'arrive, et c'est quand on lâche prise que tout vient. bon je sais, c'est pas vraiment prouvé, mais je te le dit. moins t'y penses, mieux ça ira. d'accord, c'est peut-être pas perceptible comme ça au début, mais tout finit par se tasser. ce qui a réellement de l'importance reste, et ce qui n'en a pas s'en va. c'est juste l'équilibre. c'est juste comme ça que la vie est.
- et le travail? et l'effort?
c'est vraiment de ça qu'on parle? t'as pas l'impression qu'il y a un sous-entendu quelque part...? aaaaah. tu le sais bien. c'est plutôt les dernières phrases qui devaient te faire réagir, tu sais que t'as encore ta réaction de menteuse hypocrite. mais si tu y tiens vraiment, je vais te dire; bullshit. le travail, l'effort, c'est que des mots. surtout en art, puisqu'on parle d'art. le génie est l'affaire d'une seconde. exactement comme le dessin fait sur un bout de papier quadrillé parce qu'on pense qu'il restera au stade de croquis, qui finalement dépasse ce qu'on avait planifié pour lui et devient parfait. une seconde. je te vois faire ta tronche de celle qui ne croit pas; laisse moi te dire; comme tu veux. tu sais que tu t'entêtes dans tes principes rigides, mais toi et moi on aspire aux mêmes choses sauf que moi, je ne me prends pas la tête. fais comme tu veux.
- (...)
et t'as habilement changé de sujet, j'ai l'impression d'être un personnage dans un dialogue socratique, version vingt-et-unième siècle. à philosopher sur des choses qui sentent déjà la fatalité. on te l'as reprocher déjà, tu sais de quoi je parle. ce fossé béant qui s'agrandit quoi que tu dises, ou que tu ne dises pas. rends toi à l'évidence, plus tu t'acharnes, plus tu es malheureuse. c'est plutôt de ça que je parlais quand je faisais référence à l'équilibre, à ce qui a de l'importance ou pas.
- ça a de l'importance.
c'est vraiment de ça qu'on parle? t'as pas l'impression qu'il y a un sous-entendu quelque part...? aaaaah. tu le sais bien. c'est plutôt les dernières phrases qui devaient te faire réagir, tu sais que t'as encore ta réaction de menteuse hypocrite. mais si tu y tiens vraiment, je vais te dire; bullshit. le travail, l'effort, c'est que des mots. surtout en art, puisqu'on parle d'art. le génie est l'affaire d'une seconde. exactement comme le dessin fait sur un bout de papier quadrillé parce qu'on pense qu'il restera au stade de croquis, qui finalement dépasse ce qu'on avait planifié pour lui et devient parfait. une seconde. je te vois faire ta tronche de celle qui ne croit pas; laisse moi te dire; comme tu veux. tu sais que tu t'entêtes dans tes principes rigides, mais toi et moi on aspire aux mêmes choses sauf que moi, je ne me prends pas la tête. fais comme tu veux.
- (...)
et t'as habilement changé de sujet, j'ai l'impression d'être un personnage dans un dialogue socratique, version vingt-et-unième siècle. à philosopher sur des choses qui sentent déjà la fatalité. on te l'as reprocher déjà, tu sais de quoi je parle. ce fossé béant qui s'agrandit quoi que tu dises, ou que tu ne dises pas. rends toi à l'évidence, plus tu t'acharnes, plus tu es malheureuse. c'est plutôt de ça que je parlais quand je faisais référence à l'équilibre, à ce qui a de l'importance ou pas.
- ça a de l'importance.
peut-être. "
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