mercredi 17 octobre 2007


TOM

je t'oublie souvent. j'ai l'impression que, non en fait j'en ai la conviction, la preuve écrite ici à l'encre noire sur le papier ligné qui sent encore bon, qu'il y a plus d'un an que je n'ai pas pensé/écrit à propos de toi d'une façon ou d'une autre. ça ne veux pourtant pas dire que tu n'existe pas. tu as pris différents visages, tellement que je ne te reconnais pas toujours. c'est de ma faute. si je m'arrêtais plus souvent, si j'arrêtais d'être aussi pressée je te reconnaîtrais sans doute. qu'est-ce que vous avez, à toujours courir, qu'est-ce qu'il y a de si pressant qui fait que tout est toujours trop long... il nous le dit souvent, f. , et quand il le dit tout à coup avec son regard bizarre, son nez long et un peu croche, sa démarche aérienne, oh tu sais cette démarche que tout ceux, systématiquement, tout ceux qui m'ont plu avaient, cette démarche que tu aurais inévitablement, quand il nous le reproche et qu'il passe ses mains et ses longs doigts pleins de plâtre sur ses vêtements déjà un peu sales, je ne peux pas m'empêcher de le trouver beau d'une façon un peu décalée. il n'a pas cette beauté plastique et ce corps de magazine, mais tu l'as déjà compris depuis longtemps, ce n'est pas ce qui m'attire. déjà dès le départ, il m'a eut. avec ses doc martens juste un peu trop sales, son écharpe pourpre autour du cou, ses cheveux mal peignés et la clope sur le bord de la lèvre. il ressemblait à tous les autres, il était unique sans l'être. j'ai pensé à toi. j'ai essayer de te coller ses cheveux ou son nez, ou cette écharpe ou ces docs, mais au final il n'y avait bien que la clope qui pouvait rester. le reste avait quelque chose de bizarre et j'ai supposé que ce n'était pas fait pour toi. ça ne veux pourtant pas dire que j'oublie. la sensation globale reste, et je sais que tu la porteras bien.
ça ne veux pas dire que j'oublie comme ça ne veux pas dire que je t'ai effacé même si ça fait plus d'un an. je te veux parfait. peu m'importe que ce soit long. je sais que tu es destiné à naître mais je ne sais pas quand... je t'ai dans le ventre mais les neuf mois en sont devenus douze, quatorze puis seize...
je veux un héros. j'assiste à la naissance des autres, je les félicite d'accoucher de produits aussi fabuleux. ils ont les cheveux sombres et l'oeil brillant... leurs pieds sont aussi légers que l'air, leurs corps sveltes et minces, et toujours ils sont habillés de noir pour se fondre dans la nuit. leurs gestes sont vifs, le temps d'empoigner leurs armes et le coup est parti... je les regarde avec un demi-sourire de jalousie bien avouée. ils sont si beaux et en même temps je ne sais pas quoi faire de toi. si je te donne une arme tu t'en serviras contre moi, je le sais. si je ne t'en donne pas tu trouveras autre chose pour te faire du mal... je le sais aussi. te contenter est si difficile, et moi aussi.

tu es passé par différentes phases qui se sont plus ou moins ressemblées.
tu as pris différents visages mais ils me ramènent toujours au même point.

4 commentaires:

Rill-LisaB a dit…

Tu m'intrigues tiens...
Continue de reflechir sur ce monsieur mystérieux, à un moment tout va s'emboiter parfaitement, j'en suis persuadée!!
Ca demande du temps de creer le héro dans lequel on se retrouve vraiment (et tout le monde n'en a pas d'ailleurs) mais je te souhaite d'arriver à le faire naître pour de bon (L) pour t'exprimer à travers lui aww

...J'ai l'impression de me lire quand je cherchais Oni justement! J'aimerais vraiment pouvoir t'aider, mais je sais que c'est un cheminement vraiment personnel sur le coup donc...

En tout cas, j'aime comme tu parle de la sensation que non ces fringues si ou cette demarche là qu'on essaye de lui poser pour voir ne lui va pas, sans trop savoir pourquoi ça ne correspond pas (ça m'arrive tout le temps, normal xD) c'est bizarre comme sensation, comme si le personnage vivait tout seul et te dit si oui ou non... !

Bref, j'aime cette note <3 trouve ton héro!

Rill-LisaB a dit…

oh et aaaaah caaaaaaaaaaaaarl (L)(L)

Anonyme a dit…

Un héros qui mérite le respect.

marie a dit…

lisa: à l'époque où a commencé infra-red j'avais tout le temps besoin de causer a voix haute à quelqu'un à propos de nos héros pour les comprendre, et j,avais essayé d'expliqué à ma soeur comment ils arrivaient à finir par vivre tout seul, et elle avait jamais bien compris le truc... chris par exemple, dès que je voulais le faire descendre sur un pente un peu plus vulnérable, la note d'après au moment de lui faire ouvrir la bouche il reprenait son arrogance et pourtant c'était totalement hors de mon contrôle... bien sûr je finissais par en avoir bien conscience, mais ca reste que parfois... t'avais aps l'impression de perdre le contrôle sur ce que tu aurais voulu qui se produise, ou pas? moi si.
enfin pour le héros, comme tu me disais il faudrait surement que je mette toutes mes inspirations en commun pour voir ce que je peux retrancher ou pas, ce que je veux ou pas... ca risque d'être long, mais sije regarde comment tu as trouvé oni ca vaut surement la peine.
<3

sony: j'espère, malgré son inexistence.