dimanche 20 janvier 2008

COMME UN BILAN, EN RETARD ET PAS TOUT À FAIT.




l'année n'est jamais réellement commencée tant que je ne suis pas retournée en cours.
donc, 2008 commence demain.

pendant 30 jours, la vie s'est un peu arrêtée. la tête est prise dans le tourbillon sans intérêt des jours que l'on ne peux dissocier les uns des autres tellement leur platitude est égale, tellement rien ne les différencie. quand j'ai quitté le cégep, il y a un mois, la neige recouvrait tout, la vraie neige de décembre brillante et légère, tout sentait bon noël et le froid, noël et les feux de cheminées, les traces de pas sur les trottoirs à la tombée de la nuit, les packs sacs remplis de choses à offrir et cette espèce de frénésie calme malgré tout, sur le département des arts. le temps semblait propice aux bilans, comme une page qui se tourne. puis, il a plu. dehors et ailleurs. il a plu des cordes pendant des jours, des bouts d'herbe touffus sont ressortis de dessous la neige, des fantômes, des vestiges brisés, jaunis ou défraîchis. comme si la page ne s'était pas véritablement tournée; en fait, elle restait là suspendue en attendant de pouvoir, d'avoir véritablement une raison pour se poser. elle attendait que les bilans soient faits, que les leçons soient tirées, et qu'il y ai quelque chose de nouveau, même si familier, sur lequel se poser. le véritable changement vient dans la continuité de tout, dans ce qui se trame et se coud avec le tic tic régulier des aiguilles du temps.
le temps gris fût un passage obligé. hier, il a neigé, neigé pour tout ensevelir, et demain, la porte du cégep aura la même allure que quand je l'ai quitté pour la dernière fois. la vie reprends, la pile de paperasses sur le bureau, le fusain sous les ongles et un peu de rêves dans les poches... ils n'ont plus tout à fait la même allure, ils sont tachés par l'amertume des choses que l'on ne contrôle pas, mais ils sont encore là, au chaud. prêt à ressortir quand les temps seront un peu meilleurs.

"cette nouvelle année n'aura pas commencé avant d'avoir bien commencé" disait-
elle, et bien. 2008 commence demain, et presque tout est pareil, la vue par la fenêtre de la cuisine le matin, l'australian open à la télé et la musique dans mon stéréo. et bien, envers et contre-tous, c'est toujours the libertines dans mes oreilles et andy roddick a encore perdu contre un jeune nouveau venu... au fond, c'est bien pareil comme en 2007, comme l'an passé, et les autres d'avant...

* death cab for cutie - transatlantiscm *

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Moi auss je regarde l'open d'Australie, tout en sachant que Federer va encore gagner^^

marie a dit…

as-tu vu le match federer - tipsarevic? si c'est le cas, je ne comprends pas que tu en sois si certain... :P

non en vrai je pense pareil comme toi mais j'avais encore un espoir irrationnel pour roddick, gasquet et nadal.. et hélas il n'y a que le dernier pour possiblement me donner raison ...

Anonyme a dit…

j'aime beaucoup ce post. :)
(pas parce que j'y suis hein !)